Luma Days 4 - 28-31.05.2020

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Luma Days #4 en ligne

« Mobiliser le patrimoine »
avec l’Institut national d’histoire de l’art (INHA)

Conférence live
Mardi 22 septembre 2020
14h – 17h

Pour la 4ème édition des Luma Days, l’Institut national d’histoire de l’art (INHA) s’associe avec Luma Arles pour une demi-journée de conférences et de discussions sur le thème du patrimoine. Cette conférence intitulée « Mobiliser le patrimoine » a pour objectif de proposer un temps de réflexion commun autour de cette notion.

Quinze ans après l’adoption de la convention-cadre du Conseil de l’Europe sur la valeur du patrimoine culturel pour la société (Convention de Faro, 2005), cette conférence initiée par l’INHA en collaboration avec Luma Arles vise à créer un échange entre chercheurs scientifiques, professeurs et historiens de l’art afin d’aborder les problématiques qui touchent aujourd’hui ce qu’on appelle « patrimoine ».

Qu’est-ce que le patrimoine ? Pourquoi accorde-t-on de plus en plus d’importance à cette notion ? Comment le définit-on aujourd’hui ?

Après une introduction d’Éric de Chassey, nous poursuivrons avec les conférences de Gabriele Dolff-Bonekämper, Michael Lucken, Kavita Singh et Pierre Wat. Cet après-midi numérique d’échanges et de réflexions sera l’occasion d’envisager de nouveaux outils d’analyse pour repenser ces histoires de nous-même et de nos présences au monde que nous nous racontons inlassablement, et que l’on nomme « patrimoine ».

INHA Logo

+ Introduction de Matthieu Leglise

Chargé du développement culturel et assistant scientifique auprès de la direction générale (INHA)

Où en sommes-nous avec le patrimoine ? Alors que la reconstruction de Notre-Dame de Paris « à l’identique » a été décidée au moment où de nombreuses statues étaient mises à terre, notre relation à l’idée même de patrimoine semble plus que jamais se définir par la schizophrénie. Ainsi, entre le culte institutionnel d’un passé embaumé, les nombreuses fixations surune origine souvent fantasmée et une tendance à vivre dans un présent perpétuel et amnésique, il est désormais difficile d’y voir clair. Au milieu de ce chaos temporel – et donc identitaire – il est de plus en plus complexe de penser une notion de patrimoine qui s’était initialement développée à partir de structures stables (l’ « avoir » d’une lignée ou d’une nation), selon un rapport à l’histoire profondément linéaire. Alors que les grands référents qui le déterminaient étymologiquement – le Père, la Patrie – semblent par endroit se fissurer, le patrimoine est-il encore une notion opérante ?

Ce que l’on a appelé « l’inflation patrimoniale » – c’est-à-dire l’extension potentiellement infinie des processus de patrimonialisation à tout ce qui concerne le passé, y compris des phénomènes immatériels (Convention de Faro, 2005) – est bien le symptôme d’une certaine impuissance face à cet « émiettement » du réel qui accompagne paradoxalement la monumentalisation en bloc du passé. L’effet de sidération occidentale face à la délicate question des « restitutions » n’est qu’une des expressions, peut-être parmi les plus significatives, de cette « guerre des mémoires » et de notre impuissance à nous dégager d’un rapport figé et fantasmagorique au passé et à l’altérité.

Comment mobiliser – rassembler / rendre active / faire circuler – une notion désormais paralysée par son écartèlement entre inflation et rétractation ? Si tout est potentiellement patrimonialisable, plus rien ne l’est – et il est cependant impossible de revenir à des critères de sélection émanant d’une transcendance en ruine. Comment se déprendre des oppositions qui brident parfois notre pensée – entre le même et l’autre, l’avant et l’après, l’occident et le reste du monde – sans céder au vertige d’une relativité absolue ? Comment faire circuler les objets, assouplir les définitions, ré-envisager les hiérarchies sans diluer nos singularités et perdre la stabilité d’un horizon commun ? Comment penser les productions humaines dans le temps – dans leurs tâches et leurs impuretés constitutives ? Que faut-il éventuellement abandonner pour laisser place à de nouvelles patrimonialités ?

Luma Days #4 en ligne
« En transit : une géographie du changement »

Cette année, la 4 ème édition des Luma Days offre une série de rencontres inédites diffusées sur Luma Arles. Un programme de conférences, d’interviews et de tables rondes, ainsi que des retransmissions en direct viennent enrichir et nourrir le thème des Luma Days #4 « En transit : une géographie du changement ».

La transition est une notion inhérente à notre temps, vectrice de renouveau de tous les grands sujets de notre époque (environnement, technologie, économie, éducation, santé…). Elle appelle à une reconstruction globale de nos systèmes. La transition n’est pas limitée à un état de penser le monde, mais elle permet la mise en action vers une société résiliente.

*Pour accéder à toutes les vidéos, vous devez vous abonner au site de Luma Arles

Intervenants 2020

MICHEL BAUWENS
President de la P2P Foundation

Un nouveau monde en commun

17 avril 2020
Chiang Mai (TH)

À travers une conversation avec Michel Bauwens — militant belge qui travaille depuis des années dans l’exploration de la production, de la gouvernance et de la propriété des pairs — nous développerons cinq thèmes différents liés à la crise actuelle du Covid-19 en tant que « grand révélateur et grand accélérateur ». Il nous fera part de son analyse sur cette période incertaine, nous donnant des outils pour une économie qui devrait être au service des communs, basée sur des contributions à la création de ressources partagées. Il aborde des questions relatives à l’échelle, à la gouvernance, à la médiation et à la manière d’établir un meilleur équilibre sur le long terme.

Biographie : Michel Bauwens est le fondateur et le président de la P2P Foundation et travaille en collaboration avec un groupe international de chercheur·euse·s à l’exploration de la production, de la gouvernance et de la propriété des pairs. Bauwens voyage intensément pour animer des ateliers et des conférences sur le P2P et la notion de communs en tant que paradigmes émergents et les opportunités qu’ils offrent pour évoluer vers un monde post-capitaliste. Michel Bauwens est également directeur de recherche de CommonsTransition.org, une plateforme pour le développement de politiques orientées vers une société des communs. Il est membre fondateur du Commons Strategies Group, avec Silke Helfrich et David Bollier, qui a organisé d’importantes conférences internationales sur l’économie et la notion de communs.

En conversation avec :
Maria Finders, curatrice, Luma Days
Jan Boelen, directeur artistique, Atelier Luma

JULIEN DOSSIER
Auteur de Renaissance Écologique

Crise ou Métamorphose?

23 avril 2020
Nantes (FR)

Nous explorons au cours d’une série de quatre vidéos issues d’un entretien avec Julien Dossier, spécialiste des stratégies de transition écologique, l’impact du COVID-19. Les changements anthropologiques, la régénération de la nature, la réorganisation industrielle et la valorisation des communs sont au cœur des échanges pour engager la mutation vers une société de l’après.

Biographie : Julien Dossier dirige Quattrolibri, un cabinet de conseil spécialisé dans les stratégies de transition écologique. Spécialiste de la ville durable, il est le coauteur de Paris change d’ère. La stratégie de neutralité carbone de Paris est un thème qu’il enseigne à HEC.

En conversation avec :
Maria Finders, curatrice, Luma Days
Johanna Weggelaar, Algae Platform, Atelier Luma

ALEXANDRE CADAIN
Fondateur et PDG d’ANIMA

Une crise de l’imagination

30 avril 2020
Paris (FR)

Une série de conversations en six parties avec Alexandre Cadain, fondateur et PDG d’ANIMA et militant pour l’IA, enregistrée pendant la période de confinement en raison de la crise du Covid-19. Nous avons discuté d’un certain nombre de sujets étroitement liés à son travail ; initier de véritables utopies en explorant l’intelligence artificielle positive et l’imagination.

Biographie : Diplômé de l’ENS Ulm et d’HEC Paris, passionné d’art et de technologie, Alexandre Cadain travaille actuellement au lancement du AI Commons, une plateforme de connaissances visant à démocratiser les ressources relatives à l’intelligence artificielle (données, algorithmes, puissance de calcul).

Depuis 2017, Alexandre Cadain est membre de l’initiative AI for Good lancée par les Nations Unies. Il est également un ambassadeur en Europe de la fondation XPRIZE, notamment pour l’aide à l’IA et les Avatar Prizes. En 2016 avec Béatrice Joyeux-Prunel, il a lancé le séminaire de recherche Postdigital à l’École normale supérieure. Depuis 2018, Alexandre est responsable du programme Economics Futures à HEC Paris et enseigne un cours sur le post-capitalisme pour le Master Sustainability and Social Innovation.

En conversation avec :
Maja Hoffmann, fondatrice et présidente, Luma Foundation, Luma Westbau, Luma Arles
Vassilis Oikonomopoulos, curateur, Luma Arles
Mustapha Bouhayati, CEO, Luma Arles
Maria Finders, curatrice, Luma Days

KAVITA SINGH
Professeure à la School of Arts and Aesthetics de la Jawaharlal Nehru University

Patrimoine/possession

22 septembre 2020
New Delhi (IN)

L’une des plus grandes ruses du patrimoine [« heritage »] a été d’inverser les termes des appartenances et des possession(s) [belonging-s] : au lieu de posséder des choses, nous en sommes venus à leur appartenir. Une série d’objets matériels, de monuments et d’œuvres sont devenus le patrimoine qui nous définit. Le mot « hereditare », qui renvoyait aux héritiers, aux héritages et aux relations de propriété s’est mué en quelque chose de transcendant : le « patrimoine » est précisément ce qui est au-dessus et au-delà nos possessions individuelles. Le développement de la sécularité fut décisif dans le succès de cette manœuvre, car il a permis d’extraire les artefacts et les monuments de tout contexte particulier, afin de les redistribuer symboliquement à une Nation ou à l’Universel. Aujourd’hui, alors que la notion d’universalisme est remise en cause, et que la sécularité est en déclin, quel est l’avenir de notre patrimoine ? La récente reconversion du musée Hagia Sophia en mosquée est un des symptômes d’une tendance qui ne fait que s’amplifier ; les réactions à cette reconversion révèlent d’ailleurs bien des angoisses de tous bords. Dans cette intervention, j’aborderai la relation entre sécularité et patrimoine, en analysant brièvement de façon comparative les différentes expressions de la sécularité – française, turque et indienne – car si ces expressions sont regroupées sous un même terme, elles ne remplissent pas la même fonction dans chaque pays. Je me concentrerai ensuite sur l’histoire et le futur possible d’un monument indien iconique, qui a été fétichisé, redéfini, recontextualisé, et est probablement menacé aujourd’hui par les glissements constants de la notion de possession – possession du Taj Mahal par nous, et de nous par le Taj Mahal.

Biographie : Professeure à la School of Arts and Aesthetics de la Jawaharlal Nehru University, où elle enseigne l’histoire de la peinture indienne, en particulier les écoles Mughal et Rajput, et l’histoire des politiques muséales. Elle a publié sur des sujets tels que la sécularité et la religion, les tensions des identités nationales et le travail de mémoire sur des épisodes difficiles de l’histoire dans les musées d’Asie du Sud et au-delà. Elle a également publié plusieurs essais et monographies sur la peinture Mughal et Rajput, particulièrement sur leurs styles et systèmes de signifiants. En 2018, elle fut récompensée du prix Infosys Prize in Humanities, et élue à la American Academy of Arts and Science en 2020.

GABRIELE DOLFF-BONEKÄMPER
Professeure de conservation du patrimoine urbain à la Technische Universität

Droits culturels et cadres sociaux du patrimoine

22 septembre 2020
Berlin (DE)

Gabriele Dolff-Bonekämper a emprunté le terme des « cadres sociaux » à Maurice Halbwachs, issu de son premier livre, Les cadres sociaux de la mémoire, publié en 1925 . Il s’applique parfaitement aux débats patrimoniaux car comment définir « le droit individuel au patrimoine » ou « le claim » ou encore « la demande de restitution » ? Et comment répondre à ceux qui clament ce droit ? Le terme ‘cadre social’ peut alors s’appliquer. Il est plus pertinent que celui de « la communauté patrimoniale », si bien introduit par la Convention de Faro.

Biographie : Historienne d’art et d’architecture, de 1988 à 2002, elle est conservatrice à l’Office des monuments historiques de Berlin. De 2001 à 2002, elle est chercheuse invitée au Getty Conservation Institute à Los Angeles. De 2000 à 2011, elle est experte du groupe « Patrimoine culturel » auprès du Conseil de l’Europe. Depuis 2002, elle est professeur de conservation du patrimoine urbain à la Technische Universität de Berlin. Ses sujets d’étude sont : Histoire et théorie du patrimoine, lieux de mémoire et patrimoines conflictuels et leurs valeurs culturelles, l’architecture et l’urbanisme de l’après-guerre en Europe. Depuis 2016, elle est maitre de conférences à l’école de doctorants « Identité et Patrimoine » ; prix du Riksbanken Jubileumsfond 2017, Göteborg, Suède.

MICHAEL LUCKEN
Professeur d’histoire du Japon à l’Inalco et directeur de l’Ifrae

Un mirage et de l’encre : de la Grèce antique au Japon contemporain

22 septembre 2020
Paris (FR)

Le Japon moderne s’est approprié avec enthousiasme de nombreux éléments en provenance de la Grèce antique. Pourtant, il n’existe aucune connexion avérée entre ces deux cultures, qu’elle soit de nature historique, ethnique ou linguistique. On a donc d’un côté une réalité qui veut que tous les transferts ont été médiés par des textes et des objets ; de l’autre une imagination qui a toujours voulu reconstituer de possibles liens. Entre les deux, un travail de translation qui n’a cessé de se réinventer. Vu sous un angle schématique, le « Japon grec » constitue un formidable modèle pour repenser l’appartenance et la circulation des patrimoines.

Biographie : Michael Lucken est professeur d’histoire du Japon à l’Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco) et directeur de l’Institut national de recherches sur l’Asie de l’est (Ifrae). Il a publié, entre autres, L’Art du Japon au vingtième siècle (Hermann, 2001), Les Japonais et la guerre, 1937-1952 (Fayard, 2013), Nakai Masakazu. Naissance de la théorie critique au Japon (Presses du réel, 2015), Imitation and Creativity in Japanese Arts (Columbia University Press, 2016), Le Japon grec. Culture et possession (Gallimard, 2019).

PIERRE WAT
Professeur d’histoire de l’art à l’université Panthéon-Sorbonne

Le patrimoine à ses frontières

22 septembre 2020
Paris (FR)

En examinant le cas de la DMZ (ou Zone démilitarisée séparant Corée du Nord de Corée du Sud), j’essaierai de mettre au jour les paradoxes de la rencontre contemporaine entre paysage et patrimoine. D’un côté la fécondité qu’il y a à considérer cette langue de terre (248km de long sur 4km de large) où il n’y a, au sens strict, rien à voir, avec un regard patrimonial, afin de lire comment l’histoire humaine tragique se niche au sein du banal, nous incitant dès lors à une réflexion sur l’idée de patrimonialisation liée à ce type de paysage. De l’autre, en examinant les tentatives, notamment sud-coréennes, d’intégrer cette zone tampon décrite par Bill Clinton comme « l’un des endroits les plus effrayants du monde », au sein d’un processus de patrimonialisation oscillant entre conservation (un projet avait été envisagé de classer ce lieu au patrimoine mondial, en raison de la présence en son sein d’espèces rares), tourisme (des tours à vélo le long de la zone sont organisés, avec aménagements de « points-de-vue »), et maquillage cosmétique, on mettra au jour les paradoxes et les dérives de la tendance mondialisée actuelle au tout patrimonial.

Biographie : Pierre Wat est professeur d’histoire de l’art à l’université Panthéon-Sorbonne Paris I. Spécialiste du romantisme européen, il a publié Naissance de l’art romantique (Flammarion 1998, réédition coll. Champs Arts 2013), Constable (Hazan, 2002) et Turner, menteur magnifique (Hazan, 2010). Il est aussi l’auteur d’études sur l’art contemporain : Pierre Buraglio, (Flammarion, 2001), Claude Viallat (Hazan, 2006), Frédéric Benrath (Hazan, 2016). Derniers ouvrages parus : Pérégrinations. Paysages entre nature et histoire (Hazan, 2017), et Hans Hartung, la peinture pour mémoire (Hazan, 2019).

ÉRIC DE CHASSEY
Directeur général de l’Institut national d’histoire de l’art (INHA)

Mobiliser le patrimoine – Introduction

22 septembre 2020
Paris (FR)

Biographie : Éric de Chassey est directeur général de l’Institut national d’histoire de l’art (INHA) et professeur d’Histoire de l’art contemporain à l’École normale supérieure de Lyon. De 2009 à 2015, il a été le directeur de l’Académie de France à Rome – Villa Médicis. Il a publié de nombreux ouvrages sur l’art et la culture visuelle des XXème et XXIème siècles et a assuré le commissariat de multiples expositions monographiques et thématiques en France et dans le monde.

Et d’autres intervenants à venir…

À propos

À PROPOS DES LUMA DAYS

Luma Days est un forum annuel d’art et d’idées. Il réunit toutes les activités qui composent le programme de Luma Arles et ouvre la saison estivale avec une semaine riche en événements publics, conférences, ateliers professionnels, expositions et installations artistiques.

Lors des Luma Days, Arles devient un centre de gravité en Méditerranée, où experts locaux et internationaux, scientifiques, artistes, penseurs et militants partagent idées et expériences avec le grand public autour de sujets d’actualité.

Chaque année, les Luma Days abordent un thème lié aux préoccupations de Luma Arles, porteur d’une réflexion sociétale. En 2017, Luma Days #1 a imaginé des futurs pour une ville dans une biorégion. En 2018, les échanges ont mis à l’honneur l’Hospitalité, à la recherche d’une voie commune. En 2019, les Luma Days #3 ont convoqué l’un des défis majeurs de notre époque à travers le thème : ENSEMBLE, une déclaration d’interdépendance.

Les intervenants des éditions précédentes:

Etel Adnan, Sina Araghi, Armand Arnal, Michel Bauwens, Sevince Bayrak, Ali Benmakhlouf, Anita Berrizbeitia, Serge Binotto, Daniel Birnbaum, Jan Boelen, Dan Borelli, Mohamed Bourouissa, Nicolas Bourriaud, Alexandre Cadain, Ian Cheng, Maryse Condé, Bice Curiger, Béatrice Dalle, Anya Daly, Farrokh Derakhshani, Virginie Despentes, Elsa Dorlin, Tom Eccles, Olafur Eliasson, Tony Elieh, Roberto Flore, Teresa Galí-Izard, Émilie Gascon, Dominique Gonzalez Foerster, Jon Gray, Joseph Grima, Sandi Hilal, André Hoffmann, Maja Hoffmann, Hadeel Ibrahim, Uzodinma Iweala, Arthur Jafa, Jean Jalbert, Erling Kagge, Kiluanji Kia Henda, Rem Koolhaas, Katell Le Goulven, Pierre-Alexandre Mateos, Han Meyer, Baptiste Morizot, Evgeny Morozov, Mohsen Mostafavi, Hans Ulrich Obrist, Vassilis Oikonomopoulos, Jorge Pardo, Philippe Parreno, Yuri Pattison, Lisa Phillips, Bernard Picon, Paul B. Preciado, Rachel Rose, Christopher Roth, Youmna Saba, Anjalika Sagar, Eric Schlosser, Bruno Schnebelin, Marianna Simnett, Bas Smets, Bernard Stiegler, Charles Teyssou, Francesca Thyssen-Bornemisza, Rirkrit Tiravanija, Saskia van Stein, Renzo Wieder, Karen Wong, Estelle Zhong Mengual…

Éditions précédentes

LUMA DAYS #3 – ENSEMBLE, une déclaration d’interdépendance

Luma Days #3 – ENSEMBLE, une déclaration d’interdépendance

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22 – 25 Mai 2019

La thématique explorée pour cette édition se réfère à l’un des enjeux majeurs de nos sociétés : ENSEMBLE, une déclaration d’interdépendance…

Pourquoi parlons-nous d’interdépendance ? Le concept d’interdépendance apparaît en 1944 avec les écrits du philosophe et historien américain Will Durant, auteur du premier manifeste qui revendique les principes d’égalité et de liberté des Hommes comme vecteurs d’harmonie. Au fil du temps, les notions d’éthique, d’environnement et d’écologie sont venues nourrir et densifier la portée de l’interdépendance, ne se limitant plus aux rapports d’homme à homme mais de l’Homme au monde, tenant ainsi compte des répercussions directes de ses actions sur l’environnement.
L’émergence des structures collaboratives à partir des années 2000 reflète cette volonté croissante d’interdépendance, pour mettre en place des moyens concrets d’agir ensemble. Mais à l’heure des transformations du monde du travail, les concepts du « vivre ensemble » et du « travailler ensemble » ne sont-ils pas des utopies ? Comment délimiter l’équilibre nécessaire de ces nouveaux rapports Homme / Machine ? Les notions de gouvernance, de législation et de régularisation de ces nouveaux rapports ne doivent-elles pas être questionnées et explorées ?
Les Luma Days #3 proposent d’interroger l’interdépendance comme outil pour tisser des liens nouveaux entre l’art et la culture, l’environnement et les droits de l’Homme, l’éducation et la recherche.

Programme invité de cette nouvelle édition des Luma Days, l’exposition A School of Schools : apprendre par le design qui constitue le cadre des échanges et rencontres autour de l’interdépendance.

Site Web des Luma Days #3
LUMA DAYS #2 – L’HOSPITALITÉ, à la recherche d’une voie commune

Luma Days #2 – L’HOSPITALITÉ, à la recherche d’une voie commune

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14 – 19 Mai 2018

La thématique de cette seconde édition est : L’hospitalité, à la recherche d’une voie commune.

Alors que l’hospitalité est une valeur fondamentale de toute culture, ce sujet intemporel et universel, souvent synonyme de concorde semble peu à peu perdre de sa force, allant jusqu’à, récemment, adopter une résonance contraire.

L’hospitalité est une notion centrale dans les réflexions autour du projet du Parc des Ateliers, conçu comme une plateforme interdisciplinaire de production et d’accueil d’activités culturelles et artistiques, et de son parc/jardin. L’hospitalité est autant un acte individuel que collectif qui s’étend bien au-delà du Parc des Ateliers et concerne tous les acteurs du Pays d’Arles et de la Camargue.

Tout au long de la semaine, plusieurs thèmes accompagnent et nourrissent les échanges autour de l’hospitalité, tels que le changement climatique, le design, la résilience territoriale, le patrimoine, la culture, l’étranger, l’identité… Les Luma Nights accueillent des spectacles, performances et DJ sets et font place à l’enchantement et à la fête.

Programme des Luma Days #2

Podcasts

Mise en perspective de la notion de l’hospitalité

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Hospitalité : la crise de l’accueil des migrants

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Hospitalité : l’ouverture à l’étranger

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Hospitalité, l’approche anticolonialiste (EN)

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Hospitalité, la notion de domination (EN)

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Hospitalité : une perspective philosophique (EN)

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LUMA DAYS #1 – Imaginer des futurs pour une ville et une Biorégion

Luma Days #1 – Imaginer des futurs pour une ville et une Biorégion

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14 – 19 Mai 2017

Cette première édition des Luma Days intitulée Imaginer des futurs pour une ville et une biorégion, dévoile une manifestation annuelle créée et conçue par Luma Arles. Situés au carrefour entre l’art, le design, la technologie, l’engagement et l’écologie, les Luma Days servent de médiateur entre le local et le global grâce à des processus créatifs collectifs qui réunissent des experts, chercheurs et créateurs locaux et internationaux.
Lors de cet événement, le travail de recherche et de production mené par Atelier Luma est partagé avec le plus grand nombre car ce laboratoire a pour objectif de placer Arles sur la carte des plateformes de réflexion et d’innovation.

L’édition inaugurale des Luma Days a été créée en collaboration avec Ideas City et le New Museum de New York afin d’explorer divers scénarios pour la Ville d’Arles et sa ruralité.
Réunissant des experts internationaux et locaux, les ateliers ont lieu tout au long de la semaine et dévoilent les possibilités et opportunités de cinq scénarios de villes futures : 1/ Ville de culture et d’agriculture ; 2/ Ville Campus ; 3/ Ville Usine du 21ème Siècle ; 4/ Ville UNESCO 3.0 et 5/ le village global.

Programme des Luma Days #1

Journaux Luma Days

Revue Luma Days

#1
#2
#3

Cet été à Arles et dans les environs

Programme d’été du Parc des Ateliers
Luma Arles

IT’S URGENT!, une exposition signée Hans Ulrich Obrist
LE COURS DES CHOSES — Fischli/Weiss
LE RÉFECTOIRE

Du 27 juin au 27 septembre 2020
Exposition
Fondation Van Gogh

COMPLICITÉ
Roberto Donetta (1865-1932)

Du 27 juin au 13 septembre 2020
Expositions
Musée Réattu

LA DONNATION HAROLD AMBELLAN
LA BOÎTE DE PANDORE
Du 15 février au 31 décembre 2020
Collection permanente
Musée Départemental Arles Antique

Ouverture le 30 mai 2020
Expositions
Chapelle du Méjan

ZARIC
Mario DEL CURTO
Du 1 juillet au 30 août 2020
Expositions
Croisière

Antoine Herscher
Géraldine Lay
Marc Nucera
Jean-Pierre Formica
Boris Vian
Of Soul and Joy
WIP2020

Du 1 juillet au 30 août 2020
Expositions, performances et ateliers
Fondation Manuel Rivera-Ortiz

ACTION COLLECTIVE TEMPORAIRE
Du 18 juin au 3 septembre 2020

LES PIONNIERS
Du 29 juin au 20 septembre 2020
Exposition
Palais de l’Archevêché

MURIEL TOULEMONDE
Passe temps
Du 26 juin au 26 juillet 2020
Exposition
LHOSTE ART CONTEMPORAIN

ANNIVERSAIRE AND INAUGURATION DU NOUVEAU LOCAL
Du 21 juin au 5 septembre 2020
Exposition
Anne Clergue Galerie

ALEGRIA
Jacques Léonard
Du 27 juin au 5 septembre 2020
Exposition
Galerie Huit

OPENWALLS & SECRETSPACES
Du 26 juin au 27 septembre 2020
Exposition
Galerie Quatre

STÉPHANE PICHARD
Ce que voient les oiseaux
Du 20 juin au 12 septembre 2020
Expositions
Bazar et Cie

PABLO GUIDALI
La Librairie du Palais
Du 26 juin au 25 juillet 2020

UN MÈTRE
Le Palais
Du 1 juillet au 31 août 2020
Débats, ateliers and conférences
Agir pour le vivant

FORUM EN LIGNE
Du 20 avril au 20 juillet 2020
ÉVÉNEMENT
Du 24 au 30 août 2020
Rendez-vous nature : Alpilles, Plaine de la Crau, Camargue
ACCRO DE NATURE
Expositions
MO.CO., Montpellier

MECARÕ. L’Amazonie dans la collection Petitgas
Du 2 juin au 20 septembre 2020

PERMAFROST: Les formes du désastre
Du 3 juin au 30 août 2020
Biennale Européenne Itinérante
Manifesta 13, Marseille

TRAITS D’UNION.S
Du 28 août au 29 novembre 2020
Exposition
MUCEM, Marseille

MON NOM EST PERSONNE
Alexandre Perigot
Du 29 juin au 17 août 2020
Exposition
Collection Lambert, Avignon

À travers les yeux d’Yvon Lambert,
20 ans après…

Du 2 juin au 15 novembre 2020
Exposition
Carré d’Art, Nîmes

DES VISAGES
Le temps de l’autre
Du 19 juin au 27 septembre 2020
Expositions
Villa Noailles, Hyères

Peinture, architecture, design
Du 11 juillet au 30 août 2020

Informations pratiques

Contact

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